GUÉRISON INTÉRIEURE

Le jour où j’ai pris rendez-vous pour cette thérapie, je ne savais pas encore que ma vie allait profondément changer.

A practical guide to incorporating mindfulness into daily life for stress reduction and improved focus.
Zoé
28 février 2026
8 min de lecture

Je suis passée par une période de ma vie très douloureuse, très compliquée… Cela fait presque 6 ans, et ce depuis la grossesse de mon troisième enfant, que ma vie a complètement dégringolé. En effet, étant enceinte d’un troisième enfant, cela devait être l’un des plus beaux moments de ma vie. Malheureusement, j’ai vécu un véritable cauchemar.

J’étais touchée par du mal occulte depuis plusieurs années, mais celui-ci s’est accentué d’une façon que je ne pourrais même pas vous décrire… Je ne me sentais pas bien dans ma tête : des was-was omniprésents. Dans mon corps aussi, j’avais des douleurs inexpliquées… Je ne dormais plus, je faisais des cauchemars très souvent, je ne voulais plus rien faire. J’étais anxieuse, stressée et surtout déprimée, et je n’avais plus goût à rien.

Je n’arrivais même plus à m’occuper de mes enfants et, le pire de tout cela, je n’arrivais même plus à faire mes prières. Dès qu’on me faisait écouter du Coran, je pleurais. Pour moi, j’étais une de ces personnes hypocrites dont Allah parle dans le Coran… J’étais devenue folle, j’avais complètement perdu la raison.

Je me suis détestée, haïe, dénigrée… Ma vie n’avait plus aucun sens. Pour moi, je devais être condamnée à vivre un enfer, je ne trouvais plus aucune issue… J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. C’était tellement difficile. Personne ne pouvait comprendre dans quelle détresse j’étais, même si j’étais extrêmement bien entourée.

La seule chose que je demandais à Allah, c’était de prendre mon âme, car pour moi j’étais un mal pour moi-même et pour ma propre famille.

Les jours passaient, les mois passaient, et mon cas devenait de plus en plus chaotique. Mon mari et ma famille ont tout essayé : roqya, psychiatre, psychologue…

D’ailleurs, un raqi m’a débarrassée d’un certain mal. Pendant la séance, j’ai eu des frissons dans tout mon corps et j’ai senti quelque chose sortir de ma gorge. Je me sentais mieux sur le moment, mais après c’était rebelote, car je n’arrivais pas à faire ce qu’il me demandait : écouter du Coran, prier…

Une sœur m’a fait des séances de hijama qui m’ont un peu soulagée sur le moment, mais comme le mal était plus profond, rien ne me soulageait complètement.

Psychologiquement, c’était de pire en pire. Au fin fond de moi, je me suis dit : à quoi bon vivre ? J’ai réellement pensé au suicide. Au milieu de la nuit, je sortais comme une folle. Je n’avais plus aucun contrôle sur moi-même.

J’ai même écrit des lettres d’adieu à ma famille et à mes enfants. Seul Allah sait à quel point c’était douloureux.

Au huitième mois de grossesse, mon mari a pris la décision de m’interner en hôpital psychiatrique. Je suis devenue un réel danger pour moi et pour mon bébé. On ne pouvait plus me laisser seule…

Imaginez un instant : à 32 ans, voilée, enceinte, dans cet hôpital… cela n’avait aucun sens. J’étais dans un autre monde. J’étais sous antidépresseurs et médicaments pour dormir, mais rien ne fonctionnait pour moi.

Je ne dormais pas. À 3 heures du matin, je tournais dans les couloirs comme une folle…

À ce moment-là aussi, je me suis rendu compte que je comptais pour des personnes chères à mon cœur. Des sœurs ont fait des kilomètres pour venir me voir. J’étais vraiment touchée.

À la fin du mois, on m’a emmenée à la clinique pour me déclencher et tout s’est bien passé, al hamdoulillah. Mais j’étais tellement mal… Je me disais : pourquoi Allah m’accorde un beau bébé, en bonne santé ? Je ne méritais pas ça. Je n’étais pas prête à m’occuper de lui.

Je culpabilisais beaucoup car j’avais allaité mes deux premiers, mais là c’était impossible, ni psychologiquement ni physiquement.

On sort de la maternité, retour à la dure réalité de la vie.

Je devais reprendre ma vie en main, même si je n’en avais pas envie. J’ai essayé de faire de mon mieux pour m’occuper de ce petit bout qui n’avait rien demandé, et de ma famille.

Entre-temps, j’ai continué à prendre des antidépresseurs, mais je n’allais pas forcément mieux… Je combattais mon propre nafs, par obligation.

Tout le monde me disait que j’étais malade et que je n’étais pas la seule dans ce cas, qu’il y aurait forcément une solution. Mais moi, je n’y croyais pas du tout.

J’ai passé 4 ans à lutter contre moi-même. J’allais très mal.

Ensuite, un nouvel événement a chamboulé toute ma vie : je tombe enceinte de mon quatrième enfant.

C’était impossible ! Je ne le voulais pas, je n’étais pas prête. Je me suis écroulée. Le monde s’effondrait devant moi. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Je me disais :

« Ya Allah, pourquoi Tu me donnes un bébé ? J’en ai déjà trois, donne-le à celles qui n’en ont pas. »

Je me suis rappelée ma dernière grossesse catastrophique. Je n’arrivais pas à croire ce qu’il m’arrivait.

Je me suis posée, j’ai réfléchi, et je me suis dit que c’était peut-être le bébé de la guérison.

J’ai arrêté toute seule le médicament antidépresseur que je prenais, sans réfléchir et sans demander l’avis de mon médecin. Je craignais pour ce petit être et je me suis beaucoup remise en question.

Je me disais :

« J’ai demandé à Allah de me prendre, et subhanAllah, je retombe enceinte une nouvelle fois. »

Je ne voulais plus revivre la dernière grossesse, alors je me suis prise en main.

Je me suis rappelé une parole que m’avait dite le raqi :

« Tu es malade, tu dois reprendre ta vie en main, sinon tu vas vivre toute ta vie comme ça. »

Pour moi, je n’étais pas malade, j’avais juste perdu la tête.

J’ai repris la prière, même si mes was-was étaient toujours là.

J’ai repris aussi la lecture du Coran.

Je dormais, al hamdoulillah.

À ce moment-là, j’ai commencé à cheminer tout doucement. Ce n’était pas parfait, mais j’allais un peu mieux.

La grossesse s’est très bien passée, al hamdoulillah.

Puis j’accouche normalement, je vais bien et mon bébé est en bonne santé.

Entre-temps, mon mari change de poste et nous devons déménager. C’était très compliqué pour moi car je suis une personne qui n’aime pas le changement. Je devais tout quitter pour déménager dans une nouvelle ville.

Grand changement et nouvelle vie. Je ne connaissais pas l’endroit et nous avons loué une maison à distance.

Tout cela me paraissait tellement compliqué, mais subhanAllah c’était pour un grand khayr.

L’endroit est top. Nous étions en appartement et maintenant nous sommes dans une maison, avec un magnifique parc à côté. C’était mille fois mieux que ce que j’imaginais.

J’ai compris que c’était le début d’une nouvelle vie, al hamdoulillah.

J’ai aussi compris beaucoup de choses : nous faisons nos propres calculs et nos propres plans, mais nous ne contrôlons rien. Allah a les meilleurs plans pour nous.

J’étais motivée et déterminée à aller mieux.

Je me suis promis une chose : ne plus jamais arrêter ma prière jusqu’au dernier souffle de ma vie.

Elle n’est pas parfaite. Parfois je ne suis pas concentrée, parfois les was-was prennent beaucoup d’ampleur, mais l’essentiel c’est qu’Allah voit mes efforts.

J’ai toujours dit à mes enfants :

« Faites de votre mieux pour vos examens. Si vous avez une bonne note, c’est très bien. Mais si vous avez une mauvaise note, ce n’est pas grave, car vous avez fait votre maximum et vous ne devez pas avoir de regrets. »

J’ai commencé à lire des livres sur la religion et je me suis inscrite sur le site Al Madrassa pour apprendre davantage.

J’ai aussi enlevé la télévision.

J’ai essayé de contrôler davantage mes paroles.

J’allais mieux, mais le combat n’était pas fini.

Quand j’ai essayé d’aller mieux, j’ai commencé à chercher une psy, une thérapie, quelque chose qui pourrait m’aider. Et je suis tombée sur plusieurs comptes, dont celui de Zoé.

Je lis ses posts et je me sens concernée à 200 %. Mais est-ce que j’allais être capable de faire ce premier pas et de prendre un rendez-vous ?

Je suis restée plusieurs mois à réfléchir.

La fin d’année approchait et je me suis dit : la nouvelle année est l’occasion ou jamais de prendre de meilleures résolutions.

Le 1er janvier, après ma prière de Subh, j’ai pris mon téléphone et je tombe directement sur le feed de Zoé. Elle ne proposait pas seulement un rendez-vous, mais une thérapie sur 3 mois. Et j’avais besoin de ça.

Alors je ne réfléchis plus. Je vais sur le site et je prends Sakina Goal.

Je n’avais jamais parlé à Zoé auparavant, ni fait salat al-istikhara, mais j’avais demandé à Allah de m’aider. Pour moi, c’était un signe.

Dans mon processus de guérison, j’étais à environ 40–50 %.

Je pensais que cette thérapie allait me faire du bien, mais je ne pensais pas aller aussi mieux après.

Le premier rendez-vous, j’étais très stressée et angoissée car j’allais raconter toute ma vie à une personne que je ne connaissais même pas.

J’ai vidé mon sac à Zoé et cela m’a fait énormément de bien. Elle a su me rassurer et m’apaiser, al hamdoulillah.

Je me souviens aussi lorsque je me suis posée pour écouter le premier atelier que Zoé nous avait envoyé. Le temps était tout gris, il pleuvait beaucoup, et subhanAllah, tout d’un coup un grand soleil est apparu.

Pour moi, c’était clairement un signe d’Allah. Mes larmes ont coulé, j’ai souri et je me suis dit que j’allais passer des ténèbres à la lumière.

Par la suite, au fil des rendez-vous et des ateliers, surtout l’atelier numéro 2, ma vie a complètement changé.

J’étais une personne très angoissée et très stressée, notamment vis-à-vis des was-was sur la religion et sur le mal qui était en moi. J’avais énormément de culpabilité envers moi-même.

Mais petit à petit, avec les conseils de Zoé et les adorations à mettre en place, j’ai commencé à me sentir mieux.

J’ai appliqué mot pour mot ce qu’elle m’a demandé de faire.

J’ai prié, pleuré, invoqué, supplié… et Allah a répondu à mes invocations.

Je ne sais pas comment, mais j’ai pris le dessus, subhanAllah. Le stress, la culpabilité et l’anxiété ont disparu de mon esprit.

Mon mindset a complètement changé.

J’ai compris que ces was-was ne m’appartiennent pas. Ils sont toujours présents, mais ils ne me dérangent plus car j’arrive à vivre avec.

Ma prière est devenue le centre de ma vie.

Au fond de mon cœur, j’avais l’espoir qu’un jour je pourrais faire une Omra.

J’en ai parlé avec Zoé et elle m’a convaincue et motivée.

Sur Instagram, je tombe sur une agence qui organise une Omra avec des ateliers pour enfants. Pour moi, c’était un signe.

Tout est allé très vite. Nous avons réservé pour moi, mon mari et mes deux grands enfants.

Pour moi, c’était un rêve.

Après toute cette souffrance, tous ces doutes, je n’arrivais pas à y croire.

Au même moment, j’apprends une mauvaise nouvelle : mon mari a des problèmes de santé. Il était parti pour un simple contrôle et nous apprenons qu’il doit se faire opérer du cœur.

J’étais choquée.

Mais subhanAllah, si j’avais appris cette nouvelle avant la thérapie, je me serais effondrée.

Aujourd’hui, je suis sereine.

Je sais que je dois simplement invoquer pour lui.

Il a toujours été là pour moi et maintenant c’est à mon tour d’être là pour lui.

J’ai continué mes efforts et ma routine religieuse fait désormais partie de ma vie.

Beaucoup de choses se sont produites en très peu de temps.

Par exemple, tous les hivers j’avais de l’eczéma jusqu’au saignement. Il a complètement disparu.

J’étais aussi très inquiète pour mes deux derniers enfants à cause des antidépresseurs.

Mon troisième a parlé tard, vers l’âge de 3 ans, mais al hamdoulillah il va très bien et sa maîtresse est très satisfaite de lui.

Dans cette nouvelle vie, je me suis aussi fait rapidement des amies qui partagent les mêmes valeurs que moi.

Pour résumer : beaucoup de portes se sont ouvertes pour moi, al hamdoulillah.

Zoé
Psychopraticienne · Thérapeute musulmane · Convertie
Convertie à l'Islam depuis plus de 10 ans, j'accompagne les femmes musulmanes vers une guérison qui intègre psychologie et spiritualité. Mon approche allie la rigueur thérapeutique à la profondeur de notre foi.
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